Appels de phare, uniquement en cas de danger

 
 
Appels de phare, uniquement en cas de danger

Les appels de phares et signalements sur les réseaux sociaux ne sont pas les bienvenus : ces signaux compromettent l’action des forces de l'ordre.

Constat

Certains conducteurs utilisent les "appels de phare" pour avertir les usagers de la présence des forces de l'ordre.

D'autres s'empressent de les positionner sur les applications numériques. 

Or, ces pratiques profitent d'abord aux conducteurs dangereux (vitesse, alcool, drogue, sans permis, ...), qui vont ralentir temporairement ou changer d'itinéraire mais risquent de causer un accident plus loin. Aider un chauffard à échapper aux contrôles revient à laisser le champ libre à un danger potentiel. 

Elles profitent ensuite aux personnes recherchées par les douanes, la police et la gendarmerie. 

Illustration en 2014, Le Dauphiné libéré  raconte comment des cambrioleurs ont pu échapper aux gendarmes signalés par des appels de phare des automobilistes.

En 2015, une campagne choc  de la sécurité routière illustrait le cas d'un enlèvement d'enfants.

Recommandations

Les appels de phare ne sont pas illégaux mais susceptibles de surprendre et d'éblouir les usagers. 

Pour être efficace et faire ralentir, leur usage doit donc se limiter à signaler un danger sur la chaussée (obstacle , accident, ...) ou sur le véhicule à qui vous vous adressez (trappe de carburant ouverte, chute d'objets du toit, feux mal réglés, ...).