Mérule et autres champignons lignivores

Mis à jour le 26/06/2025

Quatre arrêtés préfectoraux de zonage de risque de mérule sont en vigueur dans le département des Côtes-d'Armor.

Rappel de la réglementation :

 - La déclaration en mairie des cas de mérules identifiés est obligatoire :

Dès que la présence de mérule est avérée dans un immeuble bâti, l'occupant de l'immeuble contaminé, ou à défaut d'occupant, le propriétaire ou le syndic pour les parties communes, est tenu de déclarer la présence de la mérule dans son logement. (ArticleL126-5 du code de la construction et de l'habitation).

Les conséquences liées à une non-déclaration de présence de mérule engagent la responsabilité des contrevenants.

- Dans les zones de risque de présence de mérule, l'information sur ce risque est obligatoire lors des transactions immobilières. (Article L126-25 du code de la construction et de l'habitation).

Quatre arrêtés préfectoraux délimitent des zones de risque de présence de mérules dans les Côtes-d'Armor.

Télécharger 20250620_AP_merule_Lannion PDF - 1,11 Mb - 26/06/2025
Télécharger 20250620_AP_arrete_merule_Perros_Guirec PDF - 1,14 Mb - 26/06/2025
Télécharger 20250620_AP_merule_Saint_Brieuc PDF - 1,09 Mb - 26/06/2025
Télécharger 20250620_AP_merule_Saint_Quay_Portrieux PDF - 1,17 Mb - 26/06/2025

 

Pour accéder à la cartographie en ligne de ces zonages, cliquer sur ce lien

 

Comprendre pour agir

Les mérules dans les constructions, s’attaquent aux bois, notamment aux charpentes et boiseries des maisons humides et mal aérées. Dans la majorité des cas, la mérule se niche souvent derrière un doublage, d’où sa détection tardive.

La présence de ce champignon lignivore dans les constructions n’est pas intrinsèque à un type constructif. Sa découverte est souvent faite suite à des travaux d’emménagement, comme la dépose d’éléments.

Leur présence est généralement consécutive à une rupture de l’équilibre hydrique des bâtiments entraînant un taux anormalement élevé d’humidité des éléments de bois. La rupture hydrique apparaît bien souvent à la suite de défauts d’entretien, de dégâts des eaux ou d’erreurs de conception lors de réhabilitations (enduits étanches intempestifs, obturations des ventilations, non-respect de l’équilibre originel de la construction).

D’autres facteurs non liés au bâti, comme la sur-occupation ou le mode d’occupation du bâtiment, peuvent également être à l’origine de surproduction de vapeur d’eau.

C’est donc aux locataires, propriétaires, maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvre qu’il appartient d’être vigilants notamment lors des travaux de réhabilitation. Il convient pour cela de respecter le bon fonctionnement du bâti vis-à-vis de l’humidité, d’une part en adaptant les éventuels travaux au mode de fonctionnement particulier du bâtiment et au comportement des occupants et, d’autre part, en surveillant et en entretenant régulièrement le bâtiment.