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Relèvement du niveau de risque influenza aviaire

 
 
Relèvement du niveau de risque influenza aviaire

Depuis le mois d’août 2021 le virus influenza aviaire hautement pathogène H5N8 a été détecté à plusieurs reprises sur des oiseaux sauvages ainsi qu’en élevage dans de nombreux pays européens (Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Italie…).

À ce jour le territoire français reste indemne d’influenza aviaire hautement pathogène.

Cependant, au vu de la circulation du virus dans la faune sauvage (migratrice et non migratrice), le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé d’élever le niveau de risque d’introduction du virus influenza aviaire par l’avifaune sur l'ensemble du territoire selon le dispositif prévu par l’arrêté ministériel du 16/03/2016 relatif aux niveaux de risque épizootique. Le risque, qui était jusqu’alors modéré, est donc depuis le 5 novembre qualifié d’élevé.

L’objectif est de protéger nos élevages de volailles domestiques d’une potentielle contamination qui aurait des conséquences désastreuses pour les échanges et exportations d’animaux vivants et de viandes de volailles.

Le relèvement du niveau de risque entraîne la généralisation à tout le département des mesures déjà mises en place dans les communes à risque particulier depuis le 10 septembre :

Ces mesures comprennent :

  • la claustration des volailles ou protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours extérieurs ;
  • l’interdiction de l’organisation de rassemblements de volailles y compris sur les marchés (accès limité à un seul vendeur) ;
  • l’interdiction de transport et de lâcher de gibiers d’eau et de gibier à plumes, sauf dérogation accordée par la DDPPDirection départementale de la protection des populations ;
  • l’interdiction de l’utilisation d’appelants.
  • la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux ;

Surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages et des volailles de basse cour

La mortalité de certains types d’oiseaux groupée ou non peut être un signe d’apparition de la maladie dans l’avifaune, aussi la détection :

  • d’un cygne mort ;
  • de la mortalité groupée d’oiseaux fréquentant les milieux humides (au moins trois oiseaux sur un laps de temps d’une semaine) : canards, oies, foulques, fuligules, ...

doit faire l’objet d’un signalement par mél à l’office français de la biodiversité (OFB) : sd22@ofb.gouv.fr

Ce signalement comporte les coordonnées du découvreur (identité et téléphone) et la description de la situation : identification précise du lieu de découverte (coordonnées GPS, copie carte), date de la découverte et photographie des oiseaux découverts. L’expertise des agents de l’office établira si une collecte doit être organisée en vue d’analyse.

Une mortalité inhabituelle de volailles domestiques doit faire l’objet d’un signalement auprès de votre vétérinaire. Il fera l’analyse de la situation et se mettra, le cas échéant, en relation avec la direction départementale de la protection des populations des Côtes d’Armor pour diligenter si nécessaire une enquête et la conduite de prélèvements.

Pour en savoir plus vous pouvez utilement consulter le site internet du ministère de l’agriculture et de l’alimentation (https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire ).

Pour rappel, l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viandes de volailles, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.